Haiku phène
je me réveille
mon acouphene préparait
le thé
je retiens mon souffle
combien d’abeilles
butinent mon esprit
le teknival bourdonne encore
suis-je toujours trop prêt
des murs de son
il siffle et crépite
je médite
au coin de son feu
Alice fume par la fenêtre
mon acouphène disparaît
derrière la clameur d’Aubervilliers
Ginkgo biloba
deux gélules le matin
une autre le soir
l’ordinateur ventile
le chauffe-eau siffle
l’acouphène vibre
Premiers jours de Printemps
le soleil réchauffe
mes oreilles
Je l’écoute avec crainte
enseigner ici et maintenant
maître de l’équilibre
quand mes acouphènes roucoulent
tilleul et camomilles fleurissent
au fond de ma tasse
le tigre rugit
je m’embaume
le front et les joues